07/10/2020
L’ECONOMIE LOCALE EST RELANCEE DANS L’EST PAR LA HAUSSE DE LA PRODUCTION AGRICOLE AVEC LE SOUTIEN DE LA BAD



La production agricole a décuplé ces dernières années dans l’est de la Côte d’Ivoire revitalisant l’économie locale, suite à la mise en œuvre du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la région de l’Indénié-Djuablin (PAIA-ID), entre 2012 et 2019, indique un rapport de la Banque africaine de développement du 18 septembre dernier.

Financé à hauteur de 30,2 millions de dollars américains par la Banque, ce projet a surtout permis de restaurer les conditions de production et d’écoulement des produits agricoles de cette région à fort potentiel. L’objectif de départ du PAIA-ID était d’accroître, de manière durable, la production et la productivité des principales cultures de la région par le développement des infrastructures et le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles.

« Le PAIA-ID nous a beaucoup aidé ! se réjouit Mamadou Koné, président de la Coopérative de gestion agréée (CGA) du bas-fond CAFOP. Par le passé, nous avions un rendement de 10 sacs de riz à l’hectare. Aujourd’hui, nous en sommes à environ 40 sacs de riz. Et le riz ne manque plus dans la région. »

Des résultats probants

Les aménagements hydro-agricoles réalisés dans le cadre du projet ont ainsi amélioré significativement les rendements des cultures vivrières. En 2019, les rendements pour la banane plantain ont grimpé de +162%, le manioc (+223%), le riz pluvial (plus du double) et le riz irrigué (91%).

Parallèlement, les infrastructures agricoles se sont développées : 752,1 hectares de bas-fonds ont été aménagés, 40 forages installés, 100 pompes à motricité humaine rénovées, six marchés ruraux construits ainsi que 17 magasins de stockage de riz.

Le projet a favorisé le désenclavement des zones de production. Plus de 566 kilomètres de pistes rurales ont été rénovées.  « Avec cette réhabilitation, nous avons facilement accès à nos plantations et sommes très heureux d’écouler plus aisément notre production. Et les produits sont maintenant mieux négociés sur le marché », se réjouit Nanan Messou Koffi, chef du village de Djangoro.

Sylvain Ano Kouao, président du CGA « Niamien-Dissou », a bénéficié, lui aussi, des retombées du PAIA-ID, l’accroissement des terres cultivables et l’amélioration de la productivité ayant renforcé la sécurité alimentaire. « Les aménagements réalisés nous ont permis d’exploiter une grosse superficie, raconte Ano Kouao, citant les 33 hectares aménagés avec une retenue d’eau et un barrage, et la livraison d’un magasin et d’un entrepôt. Nous avons maintenant assez de riz pour nourrir notre famille. »

Le développement de l’agriculture irriguée a revitalisé l’économie locale. À l’exception de l’igname, la production des cultures cibles a dépassé 300 000 tonnes à l’achèvement du projet. Avec la banane plantain et le manioc, la production locale pourrait atteindre 310 000 tonnes vers la fin de l’année 2020.

Vers l’autonomisation des femmes

Les femmes comptent pour un quart des bénéficiaires du projet, qui a formé et accompagné 37 groupements de filières vivrières dirigés par des femmes. « Avant, nous tapions le riz avec des barriques, avant de le faire sécher sur des petits plastiques noirs, se souvient Sita Traoré, agricultrice à Tanokro. Le projet nous a fourni des machines et des bâches et nous a formé aux techniques de repiquage que nous appliquons dans nos champs. » 

Au village d’Ébouassué, les femmes ont bénéficié d’une fontaine d’eau livrée par le projet. « Nous n’avons plus besoin de parcourir de longues distances pour avoir de l’eau potable », apprécie Marie Attobla Assia, présidente des « fontainières ».

Renforcement des capacités des bénéficiaires

Le PAIA-ID a investi également dans le renforcement des capacités, l’accompagnement des femmes et des jeunes de la région, point d’orgue du projet pour la pérennisation des activités.

Les bénéficiaires se sont ainsi approprié les résultats du projet en insérant la continuité des investissements du PAIA-ID dans leurs propres compétences. C’est le cas de la direction régionale de l’équipement et de l’entretien routier (DREER) pour l’entretien des pistes, des collectivités locales pour les marchés ruraux et de la direction régionale de l’hydraulique pour les infrastructures d’hydraulique humaine.

Le projet a installé 200 bacs de fermentation de cacao, distribué vingt kits de contrôle qualité, accompagné vingt coopératives café-cacao pour mise en conformité aux dispositions légales relatives aux sociétés coopératives, et appuyé l’organisation de 71 groupements de filières. Plus de 2 100 producteurs ont été formés aux pratiques agricoles.

À travers le PAIA-ID, la Banque africaine de développement confirme son engagement auprès de la Côte d’Ivoire pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population.

Source : Banque Africaine de Développement


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